Mode de vie

Un été sans culpabilité

J’ai entamé l’été avec l’idée initiale de vouloir dédier environ 10 heures par semaine au blog et à mes activités d’entreprenariat. Ainsi, j’ai passé les premiers jours de cet été à créer avec les enfants un superbe horaire détaillant la façon dont nous passerons la plupart de notre temps. 

Je sentais que je devais trouver le bon équilibre pour profiter au maximum de ce temps avec les enfants, tout en gardant mon entreprise active et sans perdre une seconde de ce précieux temps. Ce serait un été sans culpabilité, dédié à toutes les choses qui sont importantes pour moi!  

Monter au vent

Les premières semaines se sont donc déroulées dans ce sens. Cependant, dès la deuxième semaine de juillet, je commençais à redouter les blocs de temps que j’avais réservés pour écrire et travailler sur mon entreprise. Mis à part les heures de préparation pour mes appels d’accompagnement aux finances ainsi que ce temps avec mes clients, ce qui m’apporte plein d’énergie, je n’avais tout simplement pas envie de créer de nouveau contenu. 

Parfois la météo était propice pour faire d’autres activités, à d’autres moments les enfants n’avaient tout simplement pas envie de faire des activités tranquilles ou bien mes plans de les amener passer du temps avec leur grands-parents vaccinés tombaient à l’eau. 

Je me suis dit qu’heureusement avec les 5 semaines de congé de M.Mod qui allaient débuter à partir de la mi-juillet, mes heures dédiées à “travailler” seraient plus faciles à maintenir et plus productives. Pourtant, quand ce temps est venu, malgré la facilité de trouver du temps sans enfants autour, je me suis retrouvée à procrastiner par rapport à toute création de contenu. 

Ironiquement, mes plans pour un été sans culpabilité ont eu l’effet contraire. La culpabilité était très présente pour moi pendant ces semaines. Il y avait de la culpabilité de ne pas produire de contenu puis de la culpabilité à gaspiller ce temps qui aurait pu plutôt être passé avec ma famille.  

J’avais l’impression d’être dans un voilier qui tente de monter le vent, faisant de mon mieux pour ajuster les voiles pour arriver à un point que j’avais fixé dans ma tête. Ce n’est pas qu’il était impossible de m’y rendre, c’est juste que les conditions n’étaient pas exactement idéales pour y arriver confortablement à ce moment et à cette saison précise de ma vie. 

Profiter de notre flexibilité

À la fin du mois de juillet, j’ai abandonné toute pression que je mettais sur moi-même pour écrire ou pour m’en tenir à l’horaire d’été détaillé que j’avais préparé pour les enfants et moi. J’ai commencé à simplement suivre le rythme de la journée. Je me suis immédiatement sentie soulagée d’un énorme poids. Malgré à quel point la planification peut aider à réduire mon anxiété, c’est exactement ce dont mon cerveau et mon corps avaient besoin: du temps non planifié pour profiter des journées avec ma petite famille. Un véritable été sans culpabilité. 

En fait, il s’agit de la plus longue période de notre vie au cours de laquelle nous étions tous les quatre à la maison avec que très peu d’obligations externes. Nous avons profité au maximum de ce précieux temps et de cette flexibilité.  

Lorsque les enfants se sont mis à avoir le nez qui coule juste avant de partir en camping avec des membres de notre famille élargie, nous avons simplement reporté ce voyage et nous sommes isolés le temps de recevoir les résultats heureusement négatifs de tests covid et la disparition des symptômes. Nous avons aussi reporté un autre petit voyage en raison du mauvais temps. À un autre moment, nous avons rapidement organisé un séjour d’une nuit sur notre voilier sur un coup de tête alors que les conditions étaient parfaites pour observer la pluie de météores des perséides.  

Libérer la culpabilité de la productivité

Lorsque nous avons entamé notre cheminement vers l’indépendance financière, je m’étais fixé comme objectif que nous prenions des périodes de congé sans solde afin de profiter du présent tout au long du chemin et pour passer le plus de temps possible avec nos enfants pendant qu’ils grandissent.  

Toutefois, il semble que plusieurs années à travailler fort pour atteindre cet objectif m’aient conditionné à “devoir” être productive et éviter la “paresse” – et ce, même en ce qui a trait à mon temps de récupération ou de repos. Comme si mon temps de repos devait être optimisé d’une manière étrange et ironique.  

Je suis certaine qu’il y avait une pression supplémentaire provenant du récent changement dans mes plans en lien avec ma décision de prendre une année sabbatique pour tester Coast FI tout en tentant de couvrir une portion de mes coûts grâce à mes activités entrepreneuriales. Cependant, lorsque j’ai pris la décision d’entamer cette année sabbatique, je l’ai fait sachant très bien que les premières années de mon Coast FI ressembleraient plutôt à une semi-retraite alors que j’investis davantage en moi et que je développe mon entreprise. En fait, avant de sauter le pas, j’ai établi des projections prudentes montrant que j’atteins FIRE à 45 ans même si je retire 2% de mes investissements à tous les ans d’ici là. 

Dans ma mise à jour sur le déroulement de mon premier mois de ma sabbatique, j’ai écrit sur la culpabilité de productivité et indiqué que je voulais continuer à travailler à la surmonter. Apparemment, j’avais encore du travail à faire là-dessus. Honnêtement, je pense que ce sera toujours une chose sur laquelle j’aurai à travailler avec intention. 

Le bon moment

L’expérience de cet été a également cloué dans mon esprit l’idée que différentes périodes de ma vie et au cours de l’année sont plus appropriées pour m’épanouir grâce à des efforts créatifs. D’autres moments peuvent être dédiés à d’autres choses qui sont importantes pour moi comme ma relation avec ma famille, vivre selon les saisons et profiter des moments où d’autres personnes dans ma vie ont plus de temps libre. 

Il y aura bien sûr des moments où j’essaye de jongler toutes ces choses à la fois, car c’est la vie et nos obligations puis désirs ne se présentent pas de façon blanc et noir. Cependant, je peux apprendre de mes expériences et essayer d’adapter mes plans pour faire la place aux priorités changeantes selon la saison ou la période de l’année. Je peux faire de mon mieux pour trouver les bons moments pour les bonnes priorités dans ma vie. J’apprends aussi qu’il y a de bons moments pour vivre une vie un peu moins planifiée sur une base journalière.  

Maintenant que mes enfants sont de retour à l’école depuis une semaine, je me sens motivée pour recommencer à créer. Au moment d’écrire ces lignes, je me sens reconnaissante d’avoir ce moment de calme et de concentration puis mes idées coulent avec facilité. En fait, voilà déjà plus de trois semaines que j’ai envie de recommencer à écrire et à me lancer dans mes projets, mais mon focus en était à la préparation de la rentrée scolaire puis au temps libre qu’il me restait avec ma famille pour finir l’été.

Conclusion

Comme vous pouvez le constater, ce congé sabbatique continue d’être une précieuse expérience d’apprentissage. J’y acquiers beaucoup d’informations sur la façon dont j’aimerais concevoir ma vie idéale à l’avenir. Comme mes enfants en sont à leur début dans le monde scolaire, je peux m’imaginer avoir de la motivation pour créer pendant les 10 mois d’école puis prendre des congés plus concrets pendant l’été. 

Cette expérience me confirme à nouveau qu’il est important pour moi de me laisser de l’espace pour réfléchir à ce que je ressens par rapport à mes projets et d’être ouverte à faire des détours si cela m’ouvre un chemin plus confortable. Après tout, ma poursuite de l’indépendance financière était dans le but d’obtenir plus de liberté et de flexibilité, il est donc logique de profiter de cette flexibilité pour rendre le cheminement plus agréable!  

Quand j’avais un emploi à temps plein, je ne suis pas certaine que j’aie même eu le temps de prêter attention à ce que je ressentais véritablement à propos de mes plans pour ma vie après l’indépendance financière. C’est vraiment différent d’expérimenter concrètement ce que l’on ressent au quotidien. Je suis incroyablement reconnaissante d’être arrivée à un point où je peux expérimenter tout au long de cette année sabbatique et d’avoir réussi à trouver un équilibre qui m’a tout à fait semblé être un été sans culpabilité. 

P.S: Je suis nominée pour un prix Plutus! Mille mercis!!!

Sur une dernière note, malgré mon manque de nouveau contenu au cours de l’été, j’ai eu la surprise à la fin du mois d’août d’être nominée pour un prix Plutus! Pour ceux qui n’ont aucune idée de ce que sont les Plutus Awards , il s’agit essentiellement des Oscars des créateurs de contenu de littératie financière. 

C’est un véritable honneur d’avoir été nominée pour le prix du meilleur contenu canadien sur les finances! Merci aux lecteurs qui ont gentiment choisi de proposer mon blog pour ce prix et au panel qui a choisi Modest Millionaires parmi les 5 tops blogs dans cette catégorie! Cela montre en quelque sorte que le fait d’avoir fait une pause cet été par rapport à la productivité n’annule pas tout le travail qui a précédé! Après ma courte pause pour l’été, je suis maintenant très enthousiaste à l’idée de me remettre à créer du contenu. 

Comment s’est passé votre été? 🙂

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